Numérisation de documents vidéo

Matériels

Comme pour l’audio il y a eu un grand nombre de formats et de standards d’enregistrement vidéo, d’abord en noir et blanc sur bandes, puis en couleur sur cassettes.

Dans un premier temps nous laisserons de côté les formats les plus anciens, ou peu répandus pour aborder ceux que nous rencontrons couramment et qui représentent la très grande majorité des lots à traiter, et justifient donc l’achat de matériel de lecture. De même nous proposerons des solutions simples à la portée de petites structures, mais permettant d’obtenir des archives homogènes et de bonne qualité.

En premier lieu se pose le problème des machines de lecture des cassettes.

Fort heureusement elles abondent et leur prix est très bas sur le marché de l’occasion (de 100 à 500 €), la seule contrainte est de chercher des magnétoscopes en très bon état, ayant peu d’heures de fonctionnement.
5 ou 6 machines couvriront la majorité des besoins (2):

Pour les cassettes analogiques :

  • Un magnétoscope biformat VHS et S-VHS, intégrant un transcodeur Secam vers Pal (Panasonic ou JVC)
  • Un magnétoscope biformat 8 et Hi-8 (Sony)
  • Un magnétoscope BVU - U’Matic SP PAL acceptant les grandes cassettes (Sony)
  • Un magnétoscope Bétacam grandes cassettes oxyde (Sony)
  • Un magnétoscope Bétacam SP grandes cassettes métal (Sony)

Pour les cassettes numériques :

  • Un magnétoscope DV – DVCam – DVCPro25 PAL – ou PAL et NTSC (Sony)

En option il peut être utile d’acheter toujours sur le marché de l’occasion un bon TBC qui permet de traiter les signaux de synchronisation dégradés et recalibrer les niveaux hors normes.

Pour la numérisation, après avoir exploité de nombreuses cartes d’acquisition professionnelles, nous proposons une interface très simple : le convertisseur externe CANOPUS ACDV 100, entrées composites et Y-C sortie DV et un ordinateur possédant une simple entrée DV (Fire-Wire - IEEE 1394). Ce convertisseur est le seul qui donne un signal numérique de qualité, y compris avec des sources dégradées.

Mais surtout le format DV, en conteneur AVI ou Quick Time, est un excellent standard d’archivage pour les documents en SD 720 x 576. Contrairement aux MPEG2 et 4, sa compression JPEG image par image n’introduit pas de dégradation temporelle, ou par zone de l’image, et son audio est en PCM non compressé. De plus il est facile à corriger, monter, et encoder pour le web. Sa seule contrainte est la taille des fichiers occupant 13 Go/heure.

(2) Nous donnerons des références de modèles dans un second temps