Numérisation de photographies

Règles générales pour la numérisation

  • Centrer les images sur la vitre (le bord n'est pas correctement couvert par les capteurs), régler la zone de numérisation pour prendre tout le document avec ses marges, pour les documents papier, les bordures de plaques ou de négatifs pour les documents transparents, et laisser en plus une petite zone vierge autour, qui sera nécessaire pour désincliner le document numérique.
  • Étalonner le scanner avec une mire IT8 (*) papier, ou film selon les supports à traiter, conserver ce réglage des couleurs pour toute la série de documents à scanner, mais retoucher, si nécessaire, l'exposition pour chacun.
  • Numériser en couleur, même les textes et photos noir et blanc, pour rester fidèle à l'original et conserver les marques de son vieillissement et de ses altérations. Numériser aussi le dos des documents qui comportent des annotations.
  • Numériser les négatifs noir et blanc en tant que positifs, les valeurs seront inversées ultérieurement.
  • Relevez les marques et types des négatifs couleurs, les numériser en tant que négatifs en indiquant au logiciel la marque et le type, pour étalonner le masque orange à soustraire.
  • Fixer la résolution de la numérisation pour conserver tous les détails de l'œuvre, jusqu'au grain du papier ou de l'émulsion photo, afin d'autoriser toute exploitation ultérieur de l'œuvre : web, édition, affiches...
  • Sauver les fichiers dans un format non compressé - en RVB TIFF - en général, bien que le BMP ou le TGA donnent les mêmes résultats.

Voici des valeurs raisonnables couramment pratiquées pour quelques formats de films et plaques photo :
24 x 36 mm = 3200 dpi - 4,5 x 6 cm = 2400 dpi - 6 x 6 et 6 x 9 cm = 1800 dpi - 9 x 12 cm = 1600 dpi - 13 x 18 cm = 1200 dpi - 18 x 24 cm = 1000 dpi - 24 x 30 cm = 800 dpi. 
La taille des fichiers obtenus croit avec le format des supports, ce qui est justifié par le niveau de détail reproductible.

Pour les photos et documents sur papier : 700 dpi constitue une base correcte pour aller jusqu'au grain du papier, le texte et les photographies son bien rendus, mais pour les dessins et document au trait 1200 dpi est un minimum, car toute opération de redimensionnement lors des exploitations ultérieures font perdre des détails. À l'inverse, les documents imprimés en offset on une résolution réduite par la trame d'impression assez grossière,

On peut admettre dans ce cas de réduire à 350 dpi la résolution et d'activer l'option de détramage. Attention cette remarque ne s'applique pas aux impressions par héliogravure, lithographie, gravure sur cuivre, etc.

Rappelons que le format compressé JPEG n'est pas adapté pour la création d'originaux numériques, car même si, à son meilleur réglage de qualité (12), la perte dûe à la compression n'est pas perceptible, chaque opération de traitement et nouvelle sauvegarde cumulera la perte d'information.

Les fichiers TIFF dans les résolutions citées plus haut occupent chacun entre 10 et 200 Mo, mais les disques durs modernes permettent d'en stocker de très grande quantité.

 

(*) On trouve des mires IT8 papier et pour les diapositives dans plusieurs marques de films (prendre au moins Kodak et Agfa qui utilisent des émulsions très différentes). Ces mires sont à de très bon prix sur sur ce site allemand.